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Tel le bateau Cyrnos dérivant sur une mer étrangère,
terre de faux semblants marqueteur de paradis virtuels; émigrant déchiré de sa Corse natale, il cherche tranquillement sur cette nouvelle terre-continent l'unique et le rare... Comme cette Corse sauvage préservée de ces mondes artificiels (trop) rapide pour être véritables ; A la recherche de son identité et pourtant visionnaire comme le furent les Sambucucciu d'Alandu ou les Paoli de Morosaglia, Antoine PALLAVICINI (prononcer Pallavitchini) avec des yeux perçants d'avenir et d'intemporalité peint la beauté éternelle des femmes et sculpte avec une précision rare d'orfèvre les courbes de la vie ou les émotions des corps et son contraire. Que dis-je… Non, il ne peint pas I1 couche les formes, harmonise les ombres, esquisse les mouvements, cisèle les fibres et d'un trait capte le choc de l'émotion. Ses yeux lasers mémorisent le galbe sensuel d'une hanche, les contours fins et ombrés d'une épaule unique et uniquement vue par lui, par cet œil précis et pixellisé du photographe qu’il fut. D'un trait jaillit l'évidence de cette impudeur séductrice… Comme dissimulée derrière les fraîches persiennes d'une haute maison Corse ensoleillée de soleil rouge et brûlant... on devine une ombre... ses ombres. De ses créations colorées, « essentialisées », il exhale ses fantômes... Il peint d’Amour et de volutes les femmes, embellies, mystérieuses et secrètes. Nul mieux qu'un pur Corse, amoureux d'Elles comme de son Ile, ne saurait mieux leur parler au cœur. Nul ne sait mieux que cet esthète attentif et précieux les apprivoiser ; captant l’instant fugace du velours parfumé de cette peau, de ce galbe hypnotisant ou du frisson de ces mains enchainées au bas de ces reins consciemment offerts au regard du visiteur devenu voyeur amoureux. Ses œuvres, toiles et sculptures, car l’Art transforme tout, sont d'Amour et d'instants et de sérénité, parfumées de secrètes couleurs a l'instar de ces femmes Corses, belles, fières et mystérieuses. Il peint l'invisible aux yeux, l'essentiel mais seul l'essentiel au cœur. Seule une sensibilite epuree d'Homme amoureux des choses et du vivant permet cette merveilleuse alchimie faite de techniques nouvelles et exclusives, inventées pour Elles... Cette précision amoureuse dépasse la traduction stricte du professionnel appliqué mais plane dans les limbes de l'âme, laissant au-delà de toute appréciation d'un artiste, ce sentiment d'intouchable, de rare indéfinissable contemplation, figeant le regard et laissant exploser l'émotion de l'infini instant saisi. Si je n'étais son ami, je dirais que cet homme a du talent mieux encore il est professionnellement autodidacte et naturellement talentueux en toute discrétion. Mais je ne le dirais pas pour qu'il continue son chemin de vérité, son vrai chemin, afin qu'il « sérénise » encore ses œuvres et sa magnifique écoute de l'être. A croire qu'il entre dans les recoins les plus cachés des âmes de ses modèles, il s'en imprègne, il s'y fond et nous restitue pour notre plus grand plaisir l'essentiel instant, l'instant bonheur de la chose que nos yeux aveugles ne savent plus voir, trop pollues par la vie commune et stressante des temps d'aujourd'hui. Il peint comme la Corse vit, avec valeurs et exactitudes, avec passion, force et fierté. Il peint au rythme de leurs pulsions communes et saisonnières. Ses œuvres temporelles et précises irradient pourtant de cette féminité volatile et impalpable, matière-trésor infinie des plus anciens temps aux plus lointains avenirs. En laissant le temps au temps comme il sait le faire, nul doute que ce Maestro de Bigorno, œuvrera demain plus encore. « Ecoutant perfectionnant » qu'il est, de ses yeux lasers et humanistes, il couchera encore et encore jusqu'au parfait les carmins et les siennes, les ocres et les pastels, les blancs valorisants et les sanguines ensoleillées, volées aux Iles Sanguinaires de son île natale. Nulles autres mains ne pouvaient émerveiller mieux nos âmes de ces senteurs de corps de femmes faites d'essences ou de bois, ombrées ou cambrées sur les toiles comme il le fit pour d'autres, juges d'art, esthètes du beau… des dizaines de fois des prix récompensèrent ces œuvres. Des médailles d'Or du Concours International de l'Académie de Lutèce, au premier prix de dessin du Salon International des Seigneurs de l'Art d'Aix en Provence, ou de la médaille d'Or au salon d'automne de Paris jusqu'au prix de la Gigenkai du Festival International d'Arts Graphiques d’ Osaka au Japon, il séduit. Dépouillant l'inutile, serti du blanc de l'émotion, le plus bel écrin de l'Amour d'Elles ; médecin de nos âmes, il nous donne a voir de notre vivant ce que nous ne voyons plus. Avec lui, nos cœurs et nos yeux ne sont qu’un, Encore… Tony. |


